Journée marathon.
Levée à 4h45 pour embarquer dans son train à 6h15. Quelques consignes de sécurité comme dans un avion. Présentation des issues de secours, formation sur comment briser la vitre pour récupérer le marteau afin de briser la fenêtre, petit rappel sur comment sortir de la fenêtre brisée sans se blesser et tout ça bien sûr sans paniquer.
Bref, le train part à l’heure. Train très confortable, correspond à la première classe en France. Le wi-fi à bord, que demander de plus ! Suite à quelques problèmes de signalisation, le train s’arrête en pleine voie, et nous perdons bien 15 minutes sur place. Résultat, le train arrive à Québec à 9h43 au lieu de 9h24.
En direction de Québec
Claire se met à stresser, se dit qu’elle va rater sa correspondance et que du coup son entrevue va tomber à l’eau, et qu’elle sera grillée pour cette enreprise.
Elle se met à courir, jusqu’à en perdre son souffle ; se présente à la billeterie pour prendre son billet pour la Malbaie. La vendeuse lui dit de courir jusqu’à l’autobus pour que le chauffeur l’attende. Elle revient donc à la billeterie, prend don ticket et peut enfin souffler dans le bus.
Enfin, souffler est un grand mot. Le chauffeur se montre indiscipliné sur la route. Joue avec ses gants, regarde partout autour de lui, ne voit pas les voitures qui se déportent et manque d’en renverser 2-3. Après avoir pilé 2 fois, les passagers ont tous un peu paniqué car il y avait de la neige partout, ça glissait, bref le bonheur.
2 heures plus tard, Claire arrive en vie à son lieu de RV pour y rencontrer Patrick un agent de régionalisation. Celui-ci lui fait visiter les environs : c’est trop beau de voir le St Laurent glacé à certains endroits, paysage féérique !!!
Dîner dans un restaurant avec vue sur le St Laurent s'il vous plaît. Au menu, soupe traditionnelle aux pois, sole farcie aux pétoncles, un régal ! Pas le temps pour le dessert et le café, il est temps de partir pour l'entrevue.
Claire arrive à son entrevue, se présente à la réception et la superviseuse arrive. Elles partent dans le bureau de la directrice et commence l'entrevue. Beaucoup de questions fusent (Pourquoi avoir appliqué dans cet hôtel ? Quelles sont ses qualités pour le poste de réceptionniste ? Si la recruteuse contactait ses précédents employeurs, que diraient-ils sur son travail, sa personnalité ?...), Claire y répond avec beaucoup d'aisance, de punch. Tout se passe super bien. La recruteuse lui donne des "Excellent" "Parfait" à volonté.
Puis, viennent les questions en Anglais (How is your English ? Can you talk about your professional experience...) ; Claire ne se démonte pas et se débrouille pas trop mal. L'entrevue peut donc continuer.
C'est donc le moment des mises en situation : les réponses de Claire sont jugées bonnes. En gros, elle lui a demandé comment elle ferait s'il y avait une file de clients à la réception et qu'au même moment le téléphone sonnait, ou comment elle ferait si un client arrivait énervé à la réception ...
Ensuite, Claire traverse les antres de l'hôtel pour y rejoindre le bureau de la DRH. Les questions sont sensiblement les mêmes.
Après presque 2h d'entrevue, Claire peut enfin souffler et profiter du paysage avant de rentrer.
Elle reprend l'autobus à 16h50, arrive 2h plus tard à Québec. Se rend compte que le lieu de RV pour le covoiturage est à 5 Km de la gare. Elle mange donc fissa (souper au Subway) et prend un bus de ville pour y aller. Le chauffeur l'a fait descendre au mauvais arrêt. Claire s'en rend compte 10 minutes avant le départ. Une bonne âme l'emmène en voiture et elle arrive à temps au lieu de RV. Départ 20h45, arrivée à Montréal à 23h05.
Encore 20 minutes à attendre dans le froid que le bus de ville arrive. 15 minutes de trajet + 5 minutes de marche.
Et elle raconte sa vie pendant 20 minutes à son chéri, comme elle vient de le faire avec vous, avant de tomber comme une masse.